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EDxTM ou EFT : deux façons de tapoter, une seule se refait chez vousApproches psychologiques alternatives

EDxTM ou EFT : deux façons de tapoter, une seule se refait chez vous

11 min de lecture

Quatorze points de test, une séquence recomposée à chaque séance, un protocole que son auteur déconseille de pratiquer seul : ce qui distingue vraiment l'EDxTM de l'EFT, et ce que cela change pour vous.

Vous avez noté deux noms sur un coin de papier. Les deux annonces disent à peu près la même chose : on tapote du bout des doigts quelques points du visage et du buste, on met des mots sur ce qui vous encombre, la séance dure une heure. Vous en choisissez une au hasard. Et là, avant même de commencer, la praticienne vous demande de tendre un bras et de résister pendant qu'elle appuie dessus.

Ce geste-là est la ligne de partage. D'un côté, une famille où la liste des points est écrite une fois pour toutes, la même pour vous et pour votre voisin de palier : c'est l'EFT. De l'autre, une famille où le praticien cherche, à chaque séance, quels points et dans quel ordre — et c'est votre bras tendu qui lui répond. Cette seconde voie s'abrège en EDxTM, quatre lettres venues de l'anglais que l'annuaire français rend par méthodes diagnostiques et thérapeutiques énergétiques. Les deux tapotent les mêmes endroits. Elles n'engagent pas du tout la même chose pour vous, et la différence se voit surtout le jour où vous rentrez chez vous.

Ce qui les sépare

Même geste de départ, deux façons opposées de décider ce qu'on tapote. L'une fige une séquence unique, l'autre la recompose devant vous à partir d'un test de résistance musculaire.

  • Qui décide des points : une liste fixe, valable pour tout le monde, contre une séquence établie séance par séance.
  • Le geste en plus : un bras tendu sur lequel le praticien exerce une pression, absent de l'autre approche.
  • Ce que vous emportez : d'un côté un enchaînement que vous savez refaire ; de l'autre, un protocole que son auteur déconseille de pratiquer seul.
  • Qui l'exerce : dans son pays d'origine, la seconde est réservée aux professionnels de la santé mentale ; aucune règle équivalente n'existe en France.
  • Les chiffres du cursus : 12 heures sur deux jours pour le premier niveau, 48 heures et un examen pour le parcours complet.

Cadre : il s'agit d'approches complémentaires de mieux-être, qui ne remplacent pas un avis médical ni le suivi engagé avec votre médecin.

Deux personnes assises face à face dans des fauteuils, lors d'un rendez-vous d'accompagnement en cabinet
Dans les deux approches, la séance commence assis, face à face, par le choix de la situation à travailler.

1980, 1995 : d'où viennent les points que l'on tapote

Les emplacements que l'on tapote — le début du sourcil, le dessous de l'œil, le dessous du nez, le haut de la poitrine, le tranchant de la main — ne sont pas apparus au hasard. Ils viennent d'une méthode américaine des années 1980, dont l'auteur les avait choisis en s'aidant d'un test de résistance musculaire emprunté à la kinésiologie appliquée : quinze emplacements, dont douze points de méridien. C'est le psychologue américain Fred Gallo qui le raconte, dans un texte publié sur son site, et il ajoute une phrase à lire deux fois : la plupart des praticiens en EFT n'utilisent pas ce test pour décider de quoi que ce soit.

Autrement dit, la liste que l'EFT emploie a bien été établie par un test musculaire — puis figée. En 1995, Gary Craig, ingénieur de formation, ramasse les séquences multiples de la méthode d'origine en une seule, applicable à toutes les situations : c'est la « recette de base », détaillée dans notre article sur les neuf points de l'EFT et la note de 0 à 10. La même année, Gallo prend l'autre chemin : il conserve le test et laisse la séquence varier d'une personne à l'autre. Deux réponses opposées à une même question — qui décide ? — et deux séances qui n'ont plus grand-chose en commun.

Quatorze points de test, et une séquence qui n'est qu'à vous

Le programme du premier niveau de formation à l'EDxTM, publié par son auteur, est explicite : douze heures réparties sur deux jours, et au menu « quatorze points de test » et « quatorze points à tapoter ». Les premiers ne se tapotent pas : on les touche pendant que le bras est testé. Le praticien vous demande de penser à la situation qui vous amène, appuie sur votre bras tendu, observe si la résistance cède, en déduit un point, vous fait tapoter — puis recommence pour vérifier. La séance est une suite d'allers-retours entre un test et un tapotement.

Un praticien tient le poignet et le coude du bras tendu d'une personne debout, dans un cabinet clair
Le bras tendu et la pression exercée dessus : le geste qui distingue les deux approches dès les premières minutes.

Le vocabulaire suit. Vous entendrez parler d'« inversion psychologique » quand rien ne bouge, de « désorganisation neurologique » quand les tests se contredisent, de « toxines énergétiques » quand un aliment est soupçonné d'entretenir la difficulté. Ce sont des notions maison : elles n'ont pas d'équivalent médical, et un praticien honnête vous le dira sans détour. Quant au test lui-même, son histoire et ce que la recherche en a mesuré tiennent dans un article entier : nous l'avons consacré à la kinésiologie appliquée, où l'on teste votre bras. Reste à voir ce que le praticien fait de ce qu'il croit y lire.

Quatre points sur la ligne du milieu, et un ordre qui peut changer

Vers 1995, Gallo publie un enchaînement court qu'il a nommé méthode d'effacement de l'affect négatif, rebaptisée depuis technique de la ligne médiane. Quatre emplacements, tous sur l'axe central du corps : entre les sourcils, sous le nez, sous la lèvre inférieure, et le haut de la poitrine, au-dessus du thymus. Deux autres se sont ajoutés depuis, à l'arrière et au sommet du crâne. Le détail publié va jusqu'au comptage : environ sept tapotements sous le nez, sept sous la lèvre, quinze à vingt sur la poitrine, à raison d'un par seconde.

1. Entre les sourcils 2. Sous le nez 3. Sous la lèvre 4. Haut de la poitrine Ordre de repli : 2, 3, 1, 4

Deux détails distinguent cet enchaînement de celui que vous trouverez ailleurs. D'abord la note : on vous demande de chiffrer votre inconfort de 1 à 10, où 1 signifie qu'il a disparu — l'EFT compte à partir de 0. Ensuite l'ordre : le texte prévoit que, si la première suite ne produit rien, on en essaie une autre, sous le nez, sous la lèvre, entre les sourcils, poitrine. C'est ce qu'une séquence fixe ne fait jamais.

Dans la séance EDxTM EFT
Choix des pointsétabli devant vous, par testliste fixée d'avance
Bras testéoui, à chaque étapenon
Échelle d'inconfortde 1 à 10de 0 à 10
Si rien ne bougeon change l'ordre des pointson répète la même ronde
À refaire chez vousdéconseillé par son auteurexplicitement transmis

Sur le papier, la seconde colonne paraît plus sur mesure. Encore faut-il savoir qui tient le crayon.

Ce que le titre de votre praticien garantit vraiment, et ce qu'il ne garantit pas

Le parcours complet est public : quatre séminaires de deux jours, soit quarante-huit heures au moins, avec un examen au dernier niveau pour obtenir la mention de praticien certifié. Une ligne, dans les prérequis, mérite votre attention : ces formations sont ouvertes « aux professionnels de la santé mentale et de la santé ». Dans le pays d'origine, on n'apprend donc pas cette méthode sans exercer déjà un métier réglementé. En France, rien n'impose cette condition — le nom n'est protégé par aucune marque déposée, ni au registre français ni au registre européen, où nous avons vérifié : la marque qui couvrait le nom de la méthode-mère, déposée le 14 juillet 2006, y est éteinte.

Le chiffre le plus parlant est ailleurs. L'annuaire des praticiens tenu par l'auteur de la méthode lui-même ne comptait, pour la France, que quatre noms en mai 2024 — et trois d'entre eux affichent un titre de professionnel de santé : une infirmière spécialisée, une pédiatre, une praticienne du champ sexologique. Une plaque qui mentionne cette approche en France ne dit donc ni combien d'heures, ni auprès de qui, ni avec quel métier derrière. C'est la question à poser, et elle se pose de la même façon pour l'EFT, où les cursus vont de vingt heures en ligne à plusieurs centaines.

C'est exactement ce que nous contrôlons avant de publier une fiche : les diplômes et attestations sont vérifiés un par un, les avis proviennent de personnes réellement reçues, et celles-ci sont recontactées à J+15, J+30 puis J+90 pour dire ce que l'accompagnement leur a apporté. Parcourir les praticiens vérifiés revient donc à lire des parcours, pas des promesses. Reste une différence que ni l'un ni l'autre ne peut effacer.

Ce qui change après la première séance, et ce que vous emportez

Le texte qui décrit l'enchaînement des quatre points le dit sans ambiguïté : il est publié à des fins pédagogiques, il n'est pas destiné à être employé seul, et l'aide d'un praticien bien formé y est présentée comme nécessaire pour en tirer quelque chose. La même page ajoute que rien n'est assuré quant au résultat, qui dépend entièrement de la personne qui applique la méthode. Ces deux phrases sont, en creux, la meilleure description de ce que vous achetez : du temps avec quelqu'un, pas un outil à emporter.

Une personne assise chez elle, yeux fermés, une main posée à plat sur le haut de la poitrine
Le haut de la poitrine, quatrième emplacement de la ligne médiane : le seul geste que l'on retrouve dans les deux approches.

L'EFT fait l'inverse et le revendique : la séquence est courte, elle s'apprend en une séance, vous repartez en sachant la refaire dans le train ou avant une réunion. Ce n'est ni mieux ni moins bien, c'est un choix différent. Si vous cherchez à être autonome vite, la question est réglée ; si vous préférez être accompagné pas à pas, l'autre voie a du sens, à condition d'accepter d'y revenir. Dans les deux cas, l'échange préalable devrait aborder ce qui vous suit par ailleurs : ce type d'accompagnement se place à côté d'un suivi médical, jamais à sa place, et un praticien qui vous suggère d'espacer vos rendez-vous chez le médecin sort de son rôle. Reste à choisir la personne.

Les questions à poser avant le premier rendez-vous

Cinq questions suffisent, en trois minutes de téléphone, à savoir dans laquelle des deux familles vous mettez les pieds.

Qui décide des points que l'on va tapoter ? Une réponse claire — « une liste toujours identique » ou « je les cherche avec un test » — vaut mieux qu'un discours sur l'énergie. Est-ce que je repartirai en sachant refaire quelque chose seul ? La réponse trace la frontière mieux que n'importe quel nom de méthode. Quel a été votre parcours, en heures, et y avait-il un examen ? Douze heures d'initiation et quarante-huit heures avec examen ne se valent pas. Que faites-vous si rien ne bouge après deux ou trois séances ? Un professionnel sérieux a une réponse, et elle inclut la possibilité de s'arrêter. Exercez-vous par ailleurs un métier de santé, et vers qui m'orientez-vous si besoin ? Savoir dire « ce n'est pas pour moi » est un bon signe, pas un aveu de faiblesse.

Comparer des parcours, pas des étiquettes

Sur une approche sans diplôme d'État, le seul repère utile est le parcours réel de la personne, ce qu'en disent celles qu'elle a reçues, et ce que leur situation est devenue trois mois plus tard. Nos deux annuaires affichent ces trois éléments, à vous de choisir la façon de travailler qui vous convient.

Voir les praticiens en méthodes énergétiques EDxTM →

Voir les praticiens en EFT →

Deux méthodes qui se ressemblent de loin peuvent vous engager très différemment : l'une vous confie un geste, l'autre vous confie à quelqu'un. Ni l'une ni l'autre ne vous dispense de dire à votre médecin ce que vous entreprenez, et aucune ne devrait vous demander de choisir entre les deux.

Si c'est le test du bras qui vous intrigue plus que le tapotement, l'article sur le métier de kinésiologue et le déroulé d'une séance va plus loin sur ce geste et sur ce que les autorités en ont dit. Et si vous hésitez entre parler, bouger ou tapoter, regardez ce que fait la Gestalt corporelle pendant que vous parlez : comparer éclaire souvent mieux que décrire.

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